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 « you said it's meant to be, that it's not you, it's me » ● dune a. cahan

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MessageSujet: « you said it's meant to be, that it's not you, it's me » ● dune a. cahan   Dim 21 Déc - 0:52

Now take a look and tell me what do you see? (What do you see?)



INESO, ce grand établissement. Et dire qu'il y a quelques temps encore, j'ignorais son existence. La plus belle aubaine pour moi aujourd'hui, soit dit au passage. Je reviens de tellement loin. Un vrai oiseau mort. « Attention ! » un pas précipité et un corps qui s'affale dans mes bras. « Hey. » un sourcil qui se hausse suivit d'un sentiment d'inquiétude « Rien de cassé au moins ? » la demoiselle que je viens de rattraper fait un mouvement négatif de la tête. Petite, elle me semble bien jeune et doit sans doute appartenir à une classe de première année. Enfin, jeune... tout est relatif. « J'ai voulu essayer d'escalader le mur pour voir à quelle hauteur j'aurais le courage de sauter. » un nouveau jeu ? « Quel est ton nom ? » mon instinct de garde reprend le dessus et je commence à la questionner, la laissant retrouver sa liberté. Ses joues sont rosies, elle est évidemment gênée. « Dumont, monsieur. » sa petite tête se baisse et je m'accroupis pour être à sa hauteur, détestant plus que tout l'atmosphère qui s'installe lentement autour de nous. « Eh bien, mademoiselle Dumont, je pense que tu vas devoir... » oh, c'est méchant de laisser un tel suspens. Grand sourire sur les lèvres, je viens patpater sa tête (si si, invention de nouveaux verbes ♥) « ... me prouver que tu peux sauter de plus haut que moi ! » sa petite bouille revoit le jour et c'est un visage étonné qui se tient devant le mien. « Uuuh ? » quelle réaction adorable. « Vous n'allez pas me coller, me forcer à faire des travaux généraux ou même à récurer les toilettes ? » grosse goutte de gêne. Qui a seulement déjà osé faire ça ? « Tu es marrante toi, je t'aime bien ! » sourire enthousiaste à la clef, je me redresse et tends un doigt vers le mur. « Alors ça passe pour cette fois, mais la prochaine fois que je te vois retenter un truc comme ça, on se fait le défi: tu es prévenue. En plus, je déteste perdre. Tu as intérêt à être solide. » avant de partir, je lui saisie doucement les mains, m'abaissant pour la deuxième fois. « Plus sérieusement: il y a des jeux plus intéressants à expérimenter, ne vas pas risquer ta vie sur des défis personnels aussi lourds de conséquences. Je n'aimerais pas avoir la mort d'un élève sur la conscience. Prends soin de toi, petite chipie et... oh ! » mon regard se baisse jusqu'à nos mains: un bonbon figure dans les siennes. J'ai toujours adoré les tours de magie. « Il est à la cerise. Tu penseras à moi en le mangeant. » un signe de la main et me voilà parti, laissant la petite Dumont derrière moi. Ces enfants n'y sont pour rien. Ils suivent juste le mouvement de masse, se fient à leur instinct sans jamais vraiment choisir le bon moment. Ils sont indécis et parfois même perturbés. L'argent ne fait pas tout et certainement pas le bonheur. Au final, il en faut peu pour être heureux.

Il faut toujours chercher l'inaccessible, toujours espérer l'impossible. Qu'auraient fait mes collègues face à cette situation ? Oh oui, ils auraient sans doute opté pour une colle ou un truc y ressemblant, mais je m'en contrefiche. J'ai ma façon de procéder et ce petit mois m'a permis de bien tâter le terrain. Inutile d'enfoncer encore plus ces élèves. Leur donner des heures de colles ne servira à rien: ils recommenceront leurs larcins et feront même pire. Alors à quoi bon s'obstiner à frapper fort ? Non. Mieux vaut essayer de les comprendre avant de faire une telle ânerie. J'ai foi en la bonne foi des élèves des environs. Après, mieux ne vaudrait pas qu'ils trahissent ma confiance si j'ai eu le malheur de leur accorder un quelconque privilège: ils m'auraient sur le dos vingt-quatre heures sur vingt-quatre. « Hey, Lucas ! Le ballon ! » des signes au loin et un ballon qui rebondit jusqu'à moi. C'est vrai qu'ils ont un sacré bon terrain: ça me donne limite envie de me joindre à eux. Quelle bonne idée. Des élèves de troisième année avec qui j'ai bataillé durant quelques jours mais avec qui l'entente se fait très bien maintenant. S'ils se permettent de m'appeler par mon prénom c'est bien parce qu'ils ont eu mon approbation, n'allez pas vous faire des idées. Il faut savoir garder l'esprit jeune. Savoir se faire respecter sans pour autant paraître exécrable: voici la véritable clef d'une entente avec les élèves. « Tu viens jouer avec nous ? C'est vrai ? Oh putain les mecs, il va pleuvoir ! » c'est une ambiance bonne enfant qui règne dans ces bas-fonds, mais pourtant j'aurais tendance à sentir comme une pointe... hum attendez... une pointe de défi, oui  voilà. « Adorable. » le basket. Que pensent-ils seulement tirer face à moi ? Sourire carnassier sur les lèvres, je m'avance en dribblant. « Attends, t'es sérieux, tu veux vraiment jouer ? T'es sérieux ? » je laisse le ballon tournoyer sur mon annulaire. Tir. Lay-up. Tous me regardent, le ballon rebondissant à plusieurs reprises. « D'accord. » gros silence. « Dans mon équipe. » blasé.

***
La ville. Douce ville. Il est quinze heures et c'est une sorte de pause bien méritée que je m'offre. Avec la petite rente que j'ai réussit à accumuler depuis le début de ma formation, je pense enfin pouvoir commencer à m'acheter de nouveaux habits. Une aubaine. Exit les vieux jeans tout dégoûtants. Exit les pulls usés au point qu'on aperçoive les coutures qui lâchent. Oh et puis ça me fait penser qu'il faut que je fasse un rapide crochet vers l'appartement aussi, histoire de récupérer le dossier que la direction ne cesse de me réclamer depuis avant-hier. Quelle barbe. Mais avant un peu de shopping, mettons-nous d'accord. Certains jugeront qu'un homme qui aime faire du shopping... n'est pas forcément seul dans sa tête et qu'il a peut-être quelques désordres sexuels. Mais pourtant... tout ce que j'en retiens moi, c'est que j'ai juste envie de me faire un peu plaisir pour une fois. Et ma pauvre petite Lily qui me manque tant. Hum. Il ne faut pas que je laisse de mauvaises pensées assombrir mon esprit aujourd'hui. Ce soir, lorsque je serai seul dans l'appartement vide, d'accord; mais pas maintenant. Les enfants -enfin, pourquoi est-ce que je m'entête à les appeler comme ça alors que pour la plupart... ils ont à peine six ans de moins que moi ?- sont normalement tous en cours, plongés dans leurs manuels et toutes ces mièvreries du vingt-et-unième siècle. Pas d'étudiant à l'horizon donc. Hum. Mon sac à dos pèse une tonne. Un gobelet de café à la main, j'entre dans l'une de ces grandes allées qui me permettrait d'accéder aux grandes surfaces commerciales. C'est pollué. C'est bruyant. C'est peuplé. C'est... la ville, quoi. Un petit sourire s'empare de mes lèvres, tandis qu'une voiture me laisse passer. Un petit signe de la main en guise de remerciement et c'est la route que je reprends rapidement. Où est-ce que j'en étais déjà ? Décidément, le décalage horaire n'a pas fait que me fatiguer ! Il semble aussi m'avoir dénué de quelques centaines de neurones. Lucas, tu n'es qu'un sombre idiot. Les gens sont tous pressés et vivent à cent à l'heure. Plus personne ne prend le temps d'observer, d'analyser ce qui se passe dans les rues. Une boutique pourrait actuellement être en train de se faire braquer par quatre brigands que ça passerait inaperçu. Regardez cette vieille femme, à quelques mètres: totalement immobile au milieu du trottoir, elle semble attendre quelque chose, un geste d'autrui, d'une personne qui aurait assez bon coeur pour l'assister. Ou encore, cet homme confortablement installé sur son banc, les bras étalés tout du long et le regard perdu sur le béton: je mettrais ma main à couper sur le fait qu'il ressasse des souvenirs, des choses agréables. Un simple regard vers vous peut en dire long. Tant de choses. Lily.

Quinze heures trente-cinq. On dirait bien que cette fois j'y suis. Les magasins se succèdent, tous vendant des slogans plus ou moins explicites. Ah, le commerce. On pourrait débattre sur ça aussi pendant les heures. Mais bon, bref: je ne vais pas commencer à agir comme un vieux de quarante ans qui rechigne contre tout le système et les politiciens, hein. Tous des pourris ! Ahaha, la bonne blague. Bref. Et ces fringues alors ?

Quinze heures cinquante. C'est finalement une librairie qui a attiré mon attention. Je n'ai pas pu résister. Un livre de philosophie. J'adore ces ouvrages. Ne résistant pas, j'entreprends de le feuilleter tout en avançant lentement, faisant tout de même attention à mes pas et gestes. Il ne faudrait pas que je me mette quelqu'un à dos à peine arrivé. Du bonheur, un voyage philosophique de Frédéric Lenoir. Regard sur la quatrième de couverture. Qu'entendons-nous par « bonheur » ? Dépend-il de nos gènes, de la chance, de notre sensibilité ? Est-ce un état durable ou une suite de plaisirs fugaces ? N'est-il que subjectif ? Faut-il le rechercher ? Peut-on le cultiver ? Souffrance et bonheur peuvent-ils coexister ? Pour tenter de répondre à ces questions, Frédéric Lenoir propose un voyage philosophique, joyeux et plein de saveurs. Une promenade stimulante en compagnie des grands sages d'Orient et d'Occident. Où l'on traversera le jardin des plaisirs avec Epicure. Ce résumé me donne l'eau à la bouche. Le jardin des plaisirs. Encore plus emballé par cette future lecture, je parcours la première page de l'ouvrage. Tout va très bien. Très très bien. SPWING ! C'est un arrêt immédiat que je marque, fermant le livre d'une main pour ensuite laisser mon regard se poser sur le sol. Une boulette de papier ? C'est comme si soudainement le temps venait de s'arrêter. Ma veine frontale s'emballe et mon yeux se met à cligner nerveusement. Qui a seulement osé me balancer... une... boulette... sur la tête ? Si ! Je sais que c'est ma tête qui était visée, j'ai bien senti le rebond ! La curiosité l'emporte et c'est avant même de chercher le responsable que je me permets d'ouvrir le fruit de tous les péchés. Un cinq sur vingt en hum... c'est tellement mal écrit que je ne parviens même pas à comprendre la matière ! Se pourrait-il que... ? C'est à ce moment précis que mon cerveau se met en mode radar: où est le coupable ? « Hey, tête de linotte... c'est à toi ce chef-d'oeuvre ? » je tolère bien des choses, mais le mensonge n'est pas dans la liste. Je m'adresse à une fille -apparemment du moins, on a de ces surprises de nos jours !- qui se trouve juste devant moi, qui me tourne le dos. A en juger par sa taille et par la façon dont elle est habillée... je pense qu'elle doit encore suivre des études. Enfin, je dis ça, je dis rien.

Me trouvant à la fois agacé et amusé, je me contente de poser mon gobelet de café sur le haut de son crâne, détournant la tête au passage -attention, je garde une main sur l'objet, parce que si jamais elle s'agite et qu'elle le renverse, c'est encore moi que l'on risque d'incriminer !- « Tu n'as pas l'air très futée. » c'est taquin que je tourne à nouveau la tête vers l'inconnue. Une fille au caractère bien trempé ou un esquimau en tenue de plage qui peut aller se rhabiller ?


petite information concernant la fin du post:
 



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MessageSujet: Re: « you said it's meant to be, that it's not you, it's me » ● dune a. cahan   Dim 21 Déc - 11:14

"Melle Cahan, vous passerez me voir à la fin du cours... !"

Cette phrase tourne en boucle dans ma tête, à n'en plus finir, à m'en casser les oreilles, à... Je secoue brutalement la tête, avant de la renfoncer entre mes épaules et de me courber un peu plus. Dans ma main, une copie double froissé me donne l'impression de me bruler à tout instant. J'aimerais la déchirer, la jeter au loin et ne plus jamais y penser mais... mais non, ça ne marche pas comme ça dans la vie. J'accélère un peu le rythme en espérant pouvoir m'en débarasser au plus vite, pendant que mon esprit dérive à nouveau sur la fin de mon coeur de génétique et biochimie...

***

"Melle Cahan, cette note est une moquerie, un scandale ! Pensez-vous qu'il soit normal qu'une école avec un prestige comme l'INESO ait en son sein des élèves de votre niveau ? C'est... honteux ! Un..."

M. Sorensen continue son monologue enflammé alors que je ne comprends même plus de quoi il parle. Ma note de gbc ? S'il parle du controle de début d'année que j'ai réussi haut la main car c'est surement la matière qui m'intérésse le plus, je ne comprends pas ses propos. Ou alors, il me fait une blague, non ? Non... Sorensen ne fait jamais de blague. Déjà, Sorensen n'aime pas les étudiants comme moi, boursier et pauvre, qui ne devraient pas être là. Alors s'il dit que c'est une catastrophe c'est que ca doit l'être....

"Attendez... Monsieur... Monsieur ! Quelle note j'ai eu en faite ?" Essayais-je d'intervenir

"Quelle note ?! Vous ne vous en doutez pas ?! Vous méritez un zéro, Cahan ! Mais j'ai du vous surnoté pour éviter de ne trop baisser la moyenne de la promo ! C'est honteux ! Hon-teux !"

Il me tend ma copie, que j'attrape en tremblant. 5/20. Un putain de 5 dans ma matière favorite ?! Non... non ce n'est pas possible ! J'ai envie de pleurer et de m'enfuir de la pièce pour me cacher jusqu'à la fin de ma vie, mais mes yeux tombent sur la copie, espérant comprenre mes érreurs. Mes... QUOI ?! Je n'arrive même pas à déchiffrer ce qu'il y a d'écrit avec ces pattes de mouches. Ce... ce n'est pas ma copie ça ?!

"Monsieur, vous vous êtes trompez... ce n'est pas à moi... je..."
"Taisez-vous ! Il y a votre nom sur la copie, arrêtez d'inventer un monde pour vous rendre intéréssante !"
"Mais... je n'écris même pas comme ça... Je peux vous montrer si vous voul..."
"Stop, balivernes ! Sortez de mon bureau ! Vite !..."

Il continue ses vociférations en me poussant de son bureau. Je l'entends même dire que tout ça c'est de la faute de la réforme, et que je ne suis qu'un dêchet de plus... et la porte claque dans mon dos. Un rire retentit sur ma droite. Un groupe de fille de ma classe, issue de la noblesse Osloïte de ce que j'en ai compris, me regarde et pouffe... Ok, j'ai compris...

***

Je suis enfin arrivée à ma chambre U. Je jette mon sac, froisse la copie dans la poche de ma veste et m'arrête. On m'a piégé... C'est idiote on échangé ma copie avec une fausse, réalisée par leur soin pour me planter... Tout ça parce que je suis pauvre ? étrangère ? plus intélligente qu'elle ?! Je retiens un hurlement, tourne sur moi-même en piétinant et mord mes lèvres.  J'en peux plus ! Je vais perdre ma place dans cette putain d'école à cause de mon statut et de ma naissance ?! Je pensais que le rêve durerait plus lontemps...

Je reprends ma vieille veste usée, en simili-cuir, brusquement, enfile mes doc achêté d'occasion et je ressors de mon appartement. Je ne peux pas rester dans une minuscule pièce comme ça, sans rien faire. Il faut que je retrouve ces idiotes et que je leur fasse comprendre qu'on ne joue pas avec moi... que... que... Des larmes s'échappent du coin de mes yeux et me font perdre ma réfléxion, comme une furie, je fonce en ville.

***

Ca fait une demi-heure que je tourne en ville, sans ne rien voir autour de moi. Moi qui habituellement adore regarder les autres, les voitures, le mouvement... la vie quoi, là je suis aveuglée par ma colère. Je déteste ces moments, mais je n'arrive jamais à reprenre le dessus... non, je crois bien qu'il n'y avait que le regard dégouté de ma mère qui me calmait vraiment. Voir la honte et l'ecoeurement dans ses yeux... ça m'a toujours rendu faible.

Au même moment, je vois un groupe passer au loin dans la rue. C'est elles ! Je me mets à courrir et s'engage alors une course poursuite entre nous. Elles ne m'ont pas vu, mais j'ai tellement perdu mes moyens que je ne cesse de les perdre de vue, de paniquer et de tourner en rond. Je finis quand même par les retrouver, dans un endroit plus "clos" : les galeries marchandes. Elles entrent dans une librairie, en pointant du doigt le rayon des dernières sorties de bit-lit et je rigole intérieurement. Des gamines, faussement innocente qui rêve sur de la  fausse littérature mêlant cul, violence et animaux magiques, très certainement ! Et même cette réfléxion idiote n'arrive pas à me prouver à quel point je ne suis plus moi-même...

J'en attrape une par l'épaule, prête à en découdre... Mais elles n'ont pas peur, elles ricanent et se moquent ouvertement de moi. Sous l'énnervement, je sors la fausse copie, toujours froissée dans ma poche et la  tend sous leur nez

"C'est ça qui vous fait rire ? C'est quoi le problème, hein ?! On peut le régler si vous voulez, mais vous allez le regretter vivement bande de morues !"
"Bande de quoi ?!" S'insurge l'une d'elle, sans même entendre le reste de ma phrase.

Ca monte en tension, sans monter en volume, c'est très étrange... Pourtant, l'une d'elles, au cheveux noirs et maquillée finement, intervient finalement avec un "Les filles, on ne se mêle par à la lie, je vous pries !". Pour clore la discussion, elle m'arrache la copie des mains, en fait une boulette et la lance, au loin, comme pour jeter avec le problème. Et moi ? Et bah moi je reste pantoise, perdue et humiliée.... Je ne les retiens même pas, les yeux ronds, la colère  retombée à moitié, et ayant perdue mes moyens...

Combien de temps s'écoule avant que je ne revienne à moi ? Avant que je ne cesse de me demander intérieurement ce que je fou ici, dans cette incroyable ville, et dans cette école qui n'est très certainement pas faite pour moi... Avant que... C'est quoi ce poids sur ma tête ?!

Je prends alors conscience d'une personne à mes côtés, qui vient de me demander si ce chef d'oeuvre m'appartenait... Quel chef d'oeuvre ?  De quoi parle-t-il ? Qui est-ce d'abord ?! Je tourne un peu brusquement vers la personne en question. Un homme, plus agé que moi, mais pas encore totalement vieux, si l'on considère que la vieillesse arrive avec la trentaine. Il est habillé de vêtement qui sentent l'usure mais il a quand même une sacrée prestance... Il a l'air tellement sûr de lui que ça me fait un sacré coup quand je l'entends dire que je n'ai pas l'air très futée... Et là... bah ouais, là ça explose

"Quoi, t'as un problème ?! Si tu veux, je peux aussi faire disparaitre ma connerie de tes incroyables yeux qui déboooordent d'intelligence hein !"

J'ai l'impression que mes cheveux gonflent et que toute ma personne se tend comme une corde d'arc. Je relève la copie froissée dans sa main, avec un très beau 5/20 bien lisible dessus... Ah ce chef d'oeuvre ?!

"Eh dégage ton gobelet de ma tête, au dernière nouveau je ne suis pas un putain de repose verre !"

Ma voix enfle, commence à monter dans les aiguës alors que je ne veux que m'enfuire et qu'on arrête de me rabaisser comme ça. D'abord le prof, puis ces filles et maintenant un sombre inconnu... Qu'est-ce qu'ils ont tous avec moi, hein ?! Je relève les yeux jusqu'à tomber sur les siens et lui envoie un regard dur, violent, sombre, qui, je l'aimerais, le remettrait à sa place rapidement. M'enfin... c'est un rêve ça.

"Cette copie n'est pas à moi, donc lâche-moi maintenant.." Je souffle cette dernière phrase alors que je sens le pique de colère entamer sa descente... Je n'ai qu'une envie, que tout ces simagrés cessent.



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MessageSujet: Re: « you said it's meant to be, that it's not you, it's me » ● dune a. cahan   Mer 24 Déc - 2:42

Now take a look and tell me what do you see? (What do you see?)



« Quoi, t'as un problème ?! Si tu veux, je peux aussi faire disparaitre ma connerie de tes incroyables yeux qui déboooordent d'intelligence hein ! » ... et pas drôle en plus de ça. Je dirais même, légèrement à cran. Mes yeux. En plus elle est en train de me traiter de con royal. Le comble. Je plisse légèrement les yeux sans pour autant ajouter quoique ce soit pour le moment. « Eh dégage ton gobelet de ma tête, au dernière nouvelle je ne suis pas un putain de repose verre ! » whoa. Être insolente avec les adultes ne semble pas lui faire peur: peut-être même que c'est une routine pour elle. Les jeunes ne sont plus ce qu'ils étaient. La bonne barre de rire. « Cette copie n'est pas à moi, donc lâche-moi maintenant... » exactement le genre de chose qu'il ne faut pas dire si l'on souhaite que je parte. L'esprit emmerdeur l'emportera toujours et ce, quelque soit la situation. J'ai envie de la faire mariner, de la faire mousser. « C'est bon, c'est fini ? » elle se ramollie un peu, en proie sans doute à une libération suite à toute cette rage. Pendant ce temps, j'ôte le gobelet de sa tête et le porte à mes lèvres, gardant le silence -mais pas trop longtemps, comme va en témoigner la prochaine phrase !-. « Tu avais pourtant l'air mignonne. » mon regard se porte sur une jeune femme qui passe au même moment à côté de l'insolente inconnue. « C'est dommage. » La magie. Mais oui forcément. La Magie ! « Il serait dommage qu'un si charmant minois se trouve déformé par la colère... » n'y voyez pas là de la drague, ce n'est pas du tout le cas -combien vous pariez pourtant que c'est comme ça qu'elle risque de le prendre ?- « ... encore faudrait-il qu'il soit charmant. » je m'éclaircis la voix, faisant mine de rien et pose mon sac et le gobelet à mes pieds, me penchant par la suite sur elle.

« Tous les enfants aiment les bonbons et comme tu es une gentille -bien qu'acariâtre- petite fille, je suis certaiiiin... que tu adores les bonbons à la fraise, non ? » la prise de risque est grande: rien ne prédit que cette énergumène ne me saute pas au visage. C'est sans gène que je me penche, pour être un peu plus prés de son visage, tendant la main vers l'arrière de son oreille, l'effleurant, en sortant une sucrerie encore emballée dans son papier glacé. « C'est adorable. » mon ton se fait un poil moqueur, tandis que je lui adresse l'un de ces regards qui veut tout dire. « Tu en veux un autre ? Oh oui, je vois dans ton regard que tu en veux un autre ! » sans même lui laisser le temps de répondre quoique ce soit, je m'empare alors de son bras et ramasse le gobelet pour faire mine de lui verser le contenu sur la tête... mais ce sont des paillettes qui en ressortent. La voilà recouverte de brillants. Un peu de fantaisie en ces jours fades et puis ça lui rendra peut-être le sourire, qui sait ? Quant à savoir le pourquoi du comment, vous même, vous n'avez pas à le savoir. Mon regard reste concentré sur elle. L'espace de quelques secondes, je me perds étrangement dans ses yeux, redevenu enfin moi-même. J'en viens à m'accroupir pour l'observer d'un peu plus prés, comme si elle me rappelait... quelqu'un. Mes pupilles se perdent, le bonbon tombe de mes mains et c'est son petit bruit lorsqu'il percute le sol qui me ramène sur Terre. Elle a ses yeux. Maintenant j'ai compris, c'est ça qui me dérange. Ses yeux. Les yeux d'Elyzabeth. Horreur qu'est cette vision ! Ma mine se fait à la fois douce et tiraillée. « C'est incroyable de voir... comme le hasard fait bien les choses. » je me redresse, ne la quittant pas du regard.

TSING ! TSING ! BOUM ! TSING ! BOUM ! Hum ? Des instruments ? « Oh regarde maman, des tambours ! » Mais que font-ils ici ? Deal Musique vous propose des instruments de qualité, vérifiés par nos professionnels présents sur les lieux tous les jours de neuf heures à dix-huit heures ! N'hésitez plus et venez assister à l'inauguration de la boutique qui fera frétiller les oreilles les plus délicates ! Le slogan passe et moi pendant ce temps, je fais comme tout le monde: je regarde sans idée précise en tête, pris sur le fait. TSING ! BOUM ! TSING ! TSING ! BOUM ! Tout pourrait très bien se passer. J'ai bien dit pourrait. « Hey, toi ! » ma tête se tourne brusquement, tandis que je suis déjà élancé vers l'avant, chopant au passage un bras qui traîne un peu trop prés... des sacs. De son sac. « Rends-lui tout de suite ce que tu viens de lui voler. » calme, je plaque l'espèce de petit homme au sol, le méprisant du regard. On ne me la fait pas à moi ! Certains pourraient penser qu'il s'agit là d'une mise en scène -il faut dire qu'il s'en passe des choses en si peu de temps, pfiou !- mais ce n'est pas du tout le cas. Le mec gigote un peu trop à mon goût. « Rends-lui ou alors tu n'auras pas de tour de magie. » il se fige brutalement, sans doute à réfléchir à ce que peut représenter la chose. Il a peur. En même temps, pris sur le fait, il ne peut pas s'en tirer indemne. J'ai l'impression d'être un super-héros. Halàlà, ces petits moments de faiblesse qui me perdront. Il tend l'objet. Je me redresse, le chope par le colle et l'envoie boulet un peu plus loin, un coup de pied au cul. « Tiens, ça c'est pour l'aspect immoral de ton acte. » mes yeux se plissent et je me concentre dès à présent sur l'objet que j'ai entre les mains. Un porte-monnaie. « Tiens. » rendons-lui son précieux. « Les portefeuilles de fillettes ne m'intéressent pas. Fais plus attention la prochaine fois. Fillette. » un sourire narquois se dessine sur mon visage à la prononciation de ce sobriquet. « Tu es marrante. » il ne faut pas voir de la méchanceté dans mon comportement: j'ai horreur de devoir en arriver à faire usage de méchanceté. Taquinerie serait le mot exact.

« J'ai des achats à faire moi, maintenant. » l'air désintéressé, je ramasse mes affaires et passe à ses côtés, lui ébouriffant les cheveux. Penche sur oreille et chuchote. « Ah au fait: j'ai soigneusement replacé la copie dans ton sac: je me doute que tu ne voudrais pas te débarrasser d'une feuille si exceptionnelle. » petit clin d'oeil. « Après les aventures de "Cahan-se-mange-une-mauvaise-note", découvrez maintenant "Cahan-est-une-pauvre-cruche" ! Une vraie honte ce truc ! » des rires de filles -principalement se font entendre. « Non mais quelle idiote ! Regardez comme elle reste plantée, la pauvre conne ! » ... plaît-il ? « Si rigide et coincée qu'elle ne se rend même pas compte de quand et où on la drague ! Peut-être es-tu lesbienne ? » les rires redoublent. Je n'ai pas le droit d'agir ici: mon statut de surveillant ne vaut pas dans les galeries marchandes. Entrer en action et la défendre pourrait revenir à me faire perdre mon poste: surtout avec ces capricieuses minettes qui ne savent que ricaner bruyamment. « Hop. Stop. On se calme. » calme olympien. Paie ta légitimité.

... mais comment va donc réagir la lionne redevenue si soudainement chatte de gouttière ?


pour répondre et m'excuser du temps d'attente !:
 



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MessageSujet: Re: « you said it's meant to be, that it's not you, it's me » ● dune a. cahan   Ven 26 Déc - 13:59

Les premiers mots que me renvoient l'homme qui m'a mise tant en colère, alors que ce n'est même pas sa faute, me mettent un coup  dans la tête. Quatre mots, qui ne relèvent rien d'autre que la bêtise de mon énnervement, comme s'il n'y avait rien d'autre à relever... Et, pendant que ces quelques mots m'enfoncent peu à peu dans l'absence de réaction et le tourment intérieur, il continue son speech, comme si de rien n'était.

Le gobelet est ôté de mon crâne, enfin, et je n'en tire aucune satisfaction. J'ai l'impression de poser deux grands yeux vides sur sa personne. Et le désemparement me rend si perdue, que je n'arrive même pas à comprendre qu'il me parle du fait que j'ai l'air mignone ou je ne sais quoi d'autres. Des mots que je n'ai jamais entendu, moi qui n'ai jamais eu de conquêtes, et qui n'auraient rien à faire dans cette discussion. Je tends mes oreilles, concentre mon esprit, et essaie de mieux capter ses dires, car j'ai l'impression qu'il me manque des éléments... mais non ça continue. *Mon charmant minois ? Moi ? Il parle de moi là ?! Qu'est-ce que.... * Je ferme les yeux un instant, destabilisée, et sans une chaleur inhabituellement monter sur mes joues. Je rougis... de honte et de gêne devant ces mots que je ne devrais pas entendre là, maintenant, comme ça. *Mais qui est ce type, putain ?!*

« ... encore faudrait-il qu'il soit charmant. »

Ca y est, c'est fini, j'ai compris ! Il l'a enfin lâché le fond de sa pensée, il doit être content de jouer avec moi, de se moquer de moi et de penser que ça m'atteint ! Je relâche mon souffle, que je retiens sans me rendre compte depuis quelques dizaines de secondes, et je sens la chaleur cesser de rougir mes joues. Je me sens libérée d'un poids.. Maintenant que je comprends mieux qu'il n'y avait rien de vrai dans ses premières paroles... Juste du faux pour mieux me rabaisser. J'ai presque envie de le féliciter pour avoir réussi à me désarçonner, mais je n'en ai pas le temps !

Et c'est repartit, il reprend son monologue pleins de moqueries sucrées et écoeurantes... Il me parle comme à une gamine, me promettant même un bonbon... que je vois brusquement aparaitre à côté de mon visage. * WHAT ?! Ce mec est magicien en plus ?! Oh god, moi qui ai toujours detesté cet art, je suis bien tombée... !* Je recule d'un mouvement un peu sec devant son bonbon, à mi chemin entre l'incrédulité et le rebut... Mais ca continue, ce n'est pas fini ! Il continue ses grandes phrases mielleuses que je n'entends même plus tant j'ai l'impression de passer dans la 3ème dimension, et m'attrape le bras. Je tire dessus, veux me dégager mais il va plus vite et voilà qu'un flot de paillettes me tombent dessus. Je suis recouverte d'un trucs mignons et brillants, parfait pour faire rêver les enfants et me rendre parfaitement ridicule.

Lorsque je récupère mon bras, je suis prête à m'éloigner, m'enfuir, peut-être même le frapper avant, pour me venger... mais lui se met simplement accroupi à-même le sol et semble redevenir totalement normal. Le bonbon qu'il tient toujours tombe, et il semble se perdre ailleurs. Il reprend la parole, parle de hasard, et je n'y comprends plus rien.

"Mais qu'est ce que tu me veux bon sang ?!" Je lâche cette phrase avec inquiétude et angoisse. Ce type me fait peur.

Tout devrait cesser maintenant, non ?! Non... De la musique, du bruit, des percussions, des gens qui parlent et nous revoilà partis ailleurs. Je me tourne vers la provenance de cette cacophonie, et en quelques instants, je vois ce type étrange se jeter sur un autre, parler et finir par l'envoyer valser plus loin et me tendre un truc. Un porte-monnaie noir, basique, avec un coin déchiré... MON porte-monnaie.

« Les portefeuilles de fillettes ne m'intéressent pas. Fais plus attention la prochaine fois. Fillette. »

Je lui arrache le porte-monnaie d'une main rapide, sous le choc. Mes yeux se perchent dans les siens et j'hésite entre le remercier et l'envoyer bouler avec tout le plus beau vocabulaire dont je peux faire preuve. J'hésite tant et si bien qu'il termine par me dire que je suis "marrante" et qu'il doit faire des achats... en y rajoutant une petite pique de plus sur ma note... Et là, c'est la claque qui me fait revenir au présent et à la base de notre rencontre.

"Mais putain, tu vas me lâcher avec cette foutue note ?! Puisque j'te dis que..." Grognais-je d'une voix rauque après le long silence que j'ai tenu. Mais je m'interromps à l'entente de mon nom de famille. Elles sont revenus vers ici et se foutent ouvertement de moi maintenant ?! Je tourne le regard et les apperçois. En fond, j'entends vaguement le type bizarre tenter de calmer le jeu mais pour moi c'est déjà trop. Je m'avance d'un seul coup vers ces filles, bousculant le type au passage et en attrape une par la gorge, d'une poigne dont je ne me serais jamais cru capable. Ma voix siffle:

"Je baise qui je veux, et ca ne te regarde pas, morue ! Maintenant, si tu veux je peux partager avec toi mon VIH puisque tu as l'air bien sûr de tout savoir sur moi !"

Je veux lui faire peur, sans la violenter plus que ça. Je veux la terroriser, lui fermer le clapet à jamais, lui faire regretter ses paroles et douter sur leur véracité. Je... Je mords le bout de mon pouce jusqu'à en arracher un bout de peau et en faire couler du sang et je le tend sous son nez. Un goutte suinte au bout de mon doigt endolori et roule sur ma peau et cette idiote défaille. Je sens son corps devenir tout mou entre mes doigts serrés sur sa gorge, et je relâche la pression. Ses copines paniquent, poussent des petits cris et l'attrape par les bras pour la mettre au sol. Moi, je recule, posant sur elles un regard noir

"Vous me pensez tant en dessous de vous que même la vue de mon sang vous fait déffaillir ?! Vous ne vous rendez même plus compte de votre bêtise et de l'ampleur que cela prend ! Le jour où un gamin se jettera d'une fenêtre à cause de la pression que vous lui aurez mis parce qu'il est pauvre, il sera trop tard... C'est vous les MONSTRES !" Murmurais-je d'une voix glacée, en montant peu à peu dans les aigus et la force.

Je n'en peux plus... Je n'arrive même pas à comprendre comme on peut se montrer aussi stupide et cruel avec ses semblables... L'idée qu'un gamin puisse en venir à la mort en subissant ce que je vis à cause d'elle me donne la nausée. Même ma violence n'a jamais causé de telles choses ! Je me tourne lentement, et me retrouve face à cet étrange type. Il est toujours là, il n'a rien eu le temps de temps pendant ces quelques secondes de folies et peut-être son statut d'adulte l'empêche-t-il de faire quelque chose. Je croise son regard et m'y raccroche de toutes mes forces. Et je craque...

"Mais qu'est ce qu'on a fait de mal à part être né sans argent ou famille, bordel ?!" Lui demandais-je, paummée, alors que de grosses larmes se forment au coin de mes yeux.

Les gouttes restent là, je les retiens de toutes mes forces alors que je continues de le regarder fixement. Je m'avance vers lui, un peu lentement, beaucoup trop faiblement. J'aimerais lui faire peur, à lui aussi, pour le remettre à sa place comme ces filles derrière moi qui composent à tout va des numeros sur leur téléphone. Mais je me rends compte que pour le moment, c'est lui qui me fait peur. Je ne sais pas qui il est et ce qu'il me veut. Je m'arrête à quelques pas de sa personne, hausse les épaules et m'acharne une dernière fois pour la vérité, alors qu'en cet instant elle n'a surement plus d'importance.

"Cette copie n'était pas à moi, et je ne l'ai pas lancé."


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« you said it's meant to be, that it's not you, it's me » ● dune a. cahan

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